Parole du mois

« C’est moi ; n’ayez pas peur ! »

Avril 2014

Dans la nuit qui a suivi le repas des cinq mille hommes, comme le relate l’Écriture, les disciples étaient seuls dans la barque au milieu de la mer. Jésus leur avait ordonné de passer sur l’autre rive. Il s’était rendu sur une montagne pour prier. La barque était déjà loin au large lorsqu’une tempête s’est levée. Le vent et les vagues claquaient de plus en plus fort, et la barque s’est trouvée en difficultés car le vent était contraire. Brusquement, les disciples ont vu venir une ombre vers eux dans la nuit. « À la quatrième veille de la nuit », Jésus est venu vers eux en marchant sur la mer. On peut aisément imaginer l’effroi des disciples, qui croyaient voir un fantôme. Ils ont alors entendu la voix de leur Maître, qui leur disait : « C’est moi ; n’ayez pas peur ! »

Les Évangiles relatent un fait similaire dans le contexte du mystère de Pâques : Après que leur Seigneur et Maître était mort sur la croix et enterré, les disciples se sont retirés, ébranlés et inquiets. Par crainte des Juifs, ils avaient verrouillé les portes de la maison dans laquelle ils étaient rassemblés. Comme ils étaient effrayés lorsque le Ressuscité s’est brusquement trouvé au milieu d’eux ! Ils ont cru qu’ils voyaient un fantôme ! Mais il s’est adressé à eux : « Pourquoi avez-vous si peur ? C’est moi ! » Puis, il a mangé avec eux, il leur a parlé, et, progressivement, ils ont compris : C’est lui ! Le Seigneur est réellement ressuscité ! Il vit !

« C’est moi ; ne crains point ! » Tel est le message de Pâques : Le Seigneur vit, il est là, il est auprès de toi, tu n’as plus rien à craindre !

La vie fait que parfois, nous vivons aussi des situations dans lesquelles nous nous sentons seuls, et, comme les disciples dans la barque, dans lesquelles nous devons lutter contre des « vents contraires » et où nous nous demandons : « Bon Dieu, où es-tu ? M’as-tu oublié ? » Autour de nous, d’un point de vue spirituel, c’est la nuit, et nous sommes secoués par ces situations telle une barque dans la mer déchaînée. Dans de telles situations, il arrive que des doutes naissent aussi en nous. On se demande : Tout cela a-t-il encore un sens ? Nos efforts n’auront-ils pas été vains à la fin ? Le Seigneur ne nous condamne pas pour autant.

Par exemple, quiconque essaie de vivre conformément à l’Évangile aujourd’hui se verra confronté à un vent violent, il sera exposé aux hostilités du monde, à l’incompréhension de son entourage.

Il arrive que nous ne comprenions pas ce qui nous arrive ; l’incertitude et la peur envahissent notre cœur. Nous vivons une phase d’épreuves et ne savons pas pourquoi. Et nous nous demandons : « À quoi cela sert-il ? Je ne comprends pas tout ceci. Ai-je peut-être fait quelque chose de mal ? » Et alors, d’un seul coup, le Seigneur entre dans notre vie – peut-être d’une façon que nous n’avions pas prévue – et nous dit : « C’est moi, ne crains point ! J’ai vaincu le monde, la mort, je suis ressuscité ! Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. Écoute ma parole et suis-la ! Je suis avec toi, je t’aiderai ! »

Pâques nous dit : Jésus vit ! Il est plus fort que toutes les puissances de l’enfer, plus fort que la mort et que le diable ! Il les a tous vaincus. Ne crains point !

Comment ce sera lorsqu’il paraîtra alors et qu’il nous dira : « C’est moi ; n’ayez pas peur ! » Nous serons alors d’un seul coup au but, tels les disciples, dont il est dit : « Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitôt la barque aborda au lieu où ils allaient. »              

(Extrait d’un service divin de l'apôtre-patriarche)

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