Parole du mois

Emplis des choses divines

Octobre 2011

L’épître aux Éphésiens contient le souhait que les Éphésiens soient remplis « de toute la plénitude de Dieu ». Il existe tant de choses qui peuvent remplir le cœur de l’être humain : les activités sportives, la politique, la carrière, mais également les soucis et les fardeaux. Cependant, notre regard ne se pose pas sur les choses terrestres, mais sur les choses spirituelles. Regardons dans notre propre cœur et posons-nous la question de savoir ce qui le remplit. S’il est rempli de toute la plénitude de Dieu, c’est merveilleux. Mais qu’est-ce que cela signifie ? J’aimerais citer quelques exemples de l’Écriture sainte pour le faire comprendre.

Jésus était imprégné du souhait d’être proche de son Père céleste. Il avait douze ans, lorsque ses parents l’ont un jour cherché, puis finalement trouvé dans le temple. Il leur a dit : « Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? » (Luc 2 : 49). Son cœur en était imprégné. À maintes reprises, nous pouvons lire, dans la Bible, qu’il s’isolait sur une montagne pour prier, parfois même pendant toute la nuit.

Si nous sommes imprégnés du souhait d’être proches de Dieu, nous nous rendons au service divin, car Dieu y est tout proche de nous.

Tandis que le Seigneur était sur le lac avec ses disciples, une violente tempête s’est levée, et leur barque a menacé de sombrer. Les disciples se sont inquiétés. Ils ne savaient pas quoi faire et redoutaient de périr. Et Jésus ? Il dormait dans la barque. Calme et serein, il avait la certitude que ses destinées étaient entre les mains de Dieu.

Qu’une telle paix, qui procède de la certitude que nos destinées sont entre les mains de Dieu, puisse également nous emplir au gros des tempêtes de la vie !

Au moyen de la parabole du bon Samaritain, le Seigneur a donné un exemple de la façon d’agir lorsqu’on est empli d’amour du prochain. Il est beau que nous soyons remplis d’amour, que nous ne détournions pas le regard, mais soyons serviables au contraire, aidions et réconfortions notre prochain, afin qu’il puisse continuer sa route. C’est merveilleux, lorsqu’il existe une telle attitude foncière d’entraide dictée par l’amour au sein de la communauté. Dès lors, la communauté est forte, vivante et rayonnante. Tous le perçoivent.

On voit aussi si nous sommes imprégnés du souhait de servir le Seigneur. En l’occurrence, je pense à l’apôtre Paul qui était imprégné de ce souhait. Il était aux prises avec de nombreuses difficultés, et il est vraiment étonnant qu’il n’ait jamais abandonné. Il était imprégné du souhait de servir le Seigneur.

Notre cœur peut être comparé à un récipient qui n’a qu’une contenance limitée. On ne peut le remplir indéfiniment. Si notre cœur est totalement rempli de choses terrestres, il ne reste plus de place pour les choses spirituelles. Je vois un danger de notre temps dans le fait que nous soyons entièrement accaparés par les choses terrestres, par nos problèmes et nos détresses, au point qu’il n’y ait plus de place pour ce que propose notre Seigneur.

Veillons donc à ce qu’il reste toujours assez de place dans notre cœur pour le Saint-Esprit. Agissons en conséquence. Veillons avec soin à ce qui emplit notre cœur : être empli de la plénitude de Dieu signifie être empli de choses divines. Aspirons à ces choses-là.

(Extrait d’un service divin de l'apôtre-patriarche)