Parole du mois

Placer Christ au centre de notre vie

Août 2011

Jadis, l’apôtre Paul a écrit aux Corinthiens : « …et qu’il [=le Seigneur] est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux ».

L’apôtre tire ici une conclusion : Puisque le Seigneur est mort pour nous, vivons pour lui. « Vivre pour lui » signifie, à mes yeux, placer Christ au centre de notre vie ! « Placer Christ au centre de notre vie » ne doit pas être une formule toute faite, cela ne doit pas rester une chose abstraite, mais cela doit être gravé dans notre cœur. Le risque existe, de nos jours, de repousser Christ en marge de nos préoccupations. Pourquoi est-il si difficile, à notre époque, de placer Christ au centre de notre vie ? Je pense que cela est devenu difficile, parce que notre milieu social ne nous y encourage pas, bien au contraire. Nous voulons cependant veiller sur nous-mêmes et placer Christ au centre de notre vie, et ne pas le « marginaliser ».

Concrètement, qu’est-ce que marginaliser Jésus-Christ ? Marginaliser Christ, c’est ne pas avoir de temps à lui consacrer. Il en va souvent ainsi dans la vie : Il nous faut mener nos combats et vaquer à nos occupations, si bien que nous ne prenons pas le temps de nous tourner vers le Seigneur. De cette sorte, nous le marginalisons. Nous devons bien évidemment nous occuper des choses terrestres, il n’y a rien à redire à cela, et c’est important. Sondons néanmoins notre cœur, pour voir si nous ne pourrions pas, malgré tout, en y mettant de la volonté, accorder plus de temps au Seigneur.

La deuxième façon de marginaliser le Seigneur consiste à ne pas éprouver la joie qu’il procure. C’est un danger de notre temps. Je pense aux jeunes qui ont encore certains projets, qui ont les pieds bien sur terre et se familiarisent avec l’une ou l’autre idée. Je leur recommande de faire attention : Tout cela ne doit pas nous dominer. Soyons emplis de la joie que procure le Seigneur qui doit être au centre de notre vie. Cela ne tombe pas du ciel, c’est un long processus au contraire : il faut expérimenter de quelle manière la joie du Seigneur enrichit notre vie.

Si nous n’avons pas de temps à consacrer au Seigneur, si nous ne nous réjouissons pas en lui, nous n’avons pas non plus d’espérance en lui : c’est la troisième façon de marginaliser le Seigneur. L’on n’espère plus en l’intervention de Dieu, en le jour du Seigneur ; l’espérance devient marginale dans notre vie. Ne marginalisons pas le Seigneur, mais plaçons-le au centre de notre vie. Comment y parvenir ?

Consacrons du temps au Seigneur, c’est ce qui est important. Lorsque nous sommes très pris, accaparés par maintes choses, il nous faut prendre ce temps. La joie du Seigneur en souffre aussi parfois. Je suis moi-même exposé à ce risque, autant que n’importe qui d’autre. Ne laissons rien ni personne nous ravir notre joie. La joie du Seigneur doit être encouragée à tous points de vue : au sein de la famille, de la communauté, de l’Œuvre de Dieu, contribuons à ce que la joie soit présente. Si nous avons du temps pour le Seigneur et que la joie du Seigneur nous habite, nous aurons aussi de l’espérance en lui. Alors nous vivrons également ses interventions. Il nous assistera et nous conduira à la perfection. Prenons conscience du fait que le Seigneur est mort pour nous ; cela doit animer et déterminer notre vie. Ainsi, nous ne marginaliserons pas le Seigneur, mais nous le placerons au centre de notre vie.

(Extrait d’un service divin de l'apôtre-patriarche)