Parole du mois

Une culture de la reconnaissance

Octobre 2010

« Je louerai l’Eternel », est-il dit dans quelques Psaumes. Louer l’Eternel, c’est-à-dire, notamment, le remercier, lui rendre grâces, est, en cette saison aussi, un point central de notre célébration cultuelle, la journée d’actions de grâces étant imminente.

Le chantre des Psaumes loue l’Eternel « à cause de sa justice » (cf. Psaume 7 : 18). Dans ce contexte, la justice de Dieu est synonyme de fiabilité et de fidélité. Cette définition de la justice s’inscrit dans la droite ligne de l’alliance conclue par Dieu.

Après le déluge, l’Eternel avait effectivement traité alliance avec Noé : « Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point. » Cette alliance inclut toutes les conditions propres à la création terrestre qui sont nécessaires à l’épanouissement de la vie et à notre approvisionnement en nourriture.

Permettez-moi d’appliquer ces éléments à la période de la journée d’actions de grâces, souvent associée aux festivités liées aux récoltes et aux moissons : Tant que la terre subsistera, l’équilibre de la création terrestre sera préservé. Dieu veille à ce que les semailles et les moissons se perpétuent, de manière que nous puissions lui en rendre grâces, manifestant ainsi sa fidélité et sa fiabilité. De nos jours, il est souvent question des changements climatiques. On sait que l’équilibre de la création terrestre est instable. Là où l’être humain intervient, il est facilement rompu. Or, il faut que cet équilibre soit maintenu, sous peine de mettre en péril la vie physique. Or, c’est précisément ce que l’Eternel promet au moyen de son alliance avec Noé, et il reste fidèle à cette alliance, fidélité inhérente à sa justice : Tant que la terre subsistera, semailles et moissons ne cesseront pas ; tant que la terre subsistera, cet équilibre sera maintenu. Rien n’a changé à cela par le passé : nous pouvons toujours nous nourrir, et notre vie physique est assurée. La terre produit suffisamment de nourriture pour tous les hommes ; la famine qui règne ici-bas est liée aux problèmes de répartition ; mais il y a suffisamment de nourriture pour chacun. Elle est étonnante, n’est-ce pas, l’action de cet équilibre voulu par Dieu et garanti par lui, dans sa fiabilité et sa fidélité ! C’est là l’un des bienfaits de Dieu, pour lequel nous le remercions à l’occasion de la journée d’actions de grâces.

Les bienfaits de Dieu ne se limitent cependant pas aux dons terrestres que le Seigneur nous offre et qu’en maints endroits nous déposons symboliquement au pied des autels. Font notamment partie des bienfaits de Dieu la bénédiction qui nous échoit dans la possibilité d’être en communion avec le Très-Haut et la protection de ses anges qui nous offre son refuge ; il y a aussi la chaleur et la joie que nous expérimentons dans la communion des enfants de Dieu.

Pour ma part, je souhaite que le peuple de Dieu pratique une véritable culture de la reconnaissance envers Dieu : Disons régulièrement merci au Seigneur, particulièrement à l’occasion de la journée d’actions de grâces, mais aussi en toutes autres circonstances, pour ses bienfaits, qu’ils soient d’ordre terrestre, comme le pain quotidien, ou d’ordre spirituel, comme sa bénédiction et sa protection.

(Extrait d’un service divin de l’apôtre-patriarche)