5.3.3.1 Le nom de Dieu

En parlant à Moïse dans le buisson ardent, Dieu lui a dit son nom (Ex 3 : 14). Par cet acte, Dieu a révélé en même temps sa nature. Le nom de « Yahvé » que Dieu a fait connaître ici, peut se traduire par : « Je suis celui qui suis » (NEG 1979) ou « Je serai qui je serai » (TOB, NBS) ou encore « Moi, je suis l´étant » (cf. LXX). Dieu se révèle ainsi comme étant absolument identique à lui-même, immuable et éternel.

Par respect, les Juifs évitent de prononcer le nom de Jahvé. Là où ce nom apparaît dans le texte vétérotestamentaire, ils continuent, aujourd´hui encore, de lire « Adonaï » (Seigneur). Ils s´efforcent ainsi d´échapper au risque de mésuser, même de manière non-intentionnelle, du nom de Dieu.

L´Ancien Testament propose encore d´autres noms de Dieu, notamment celui de « Dieu d´Abraham, d´Isaac et de Jacob » ou de « Dieu de (tes, nos, vos, leurs) pères ». Ces noms renvoient à l´intervention de Dieu dans le cours de l´histoire, comme il l´a fait à l´époque des patriarches. Dieu est aussi appelé « Eternel des armées », c´est-à-dire de ces armées célestes que forment les anges.

Dieu est également désigné sous le nom de « Père » (Es 63 : 16). En enseignant à prier, Jésus exige que l´on s´adresse à Dieu en l´appelant : « Notre Père qui es aux cieux » (Mt 6 : 9). Le terme de « Père » exprime le fait que l´homme peut se confier totalement à Dieu.

Dans l´ordre de mission donné aux apôtres (Mt 28 : 19) et dans la bénédiction qui figure en II Corinthiens 13 : 13, Dieu est appelé « Père, Fils et Saint-Esprit ». Ce nom révèle la nature divine avec une précision inconnue auparavant : Dieu est trine ; il faut l´invoquer et le vénérer en tant que Père, Fils et Saint-Esprit. Parler de manière inconvenante des trois Personnes divines est absolument exclu.

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