Nouvelles de l’ENAI

27 mai 2020 : Pensées relatives à la parole biblique

27.05.2020

photo: P. Johanning

« Lorsque Simon vit que le Saint-Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, il leur offrit de l’argent en disant : Accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j’imposerai les mains reçoive le Saint-Esprit » (Actes 8 : 18-19).

En Samarie vivait un homme nommé Simon, dont il était dit qu’il était un magicien. Apparemment, cet homme impressionnait les gens, car ils sentaient que quelque chose de particulier, de puissant émanait de lui. Les gens disaient : « Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la grande » (verset 10). Sous la prédication de Philippe, les partisans de Simon se sont tournés vers l’Évangile pour se laisser baptiser, et Simon a également suivi plus tard. Lorsque les apôtres Pierre et Jean sont venus de Jérusalem en Samarie et ont imposé les mains à quelques baptisés pour leur dispenser le don du Saint-Esprit, Simon leur a proposé de l’argent pour pouvoir à son tour transmettre ce don. Les apôtres ont évidemment refusé, et Pierre, qui a reconnu que Simon était prisonnier de l’iniquité, l’a exhorté à se repentir (versets 22-23). Simon a regretté sa demande pécheresse en demandant l’intercession des apôtres afin qu’il soit pardonné.

L’importance des sacrements

Ce récit extrait des Actes des apôtres que nous traiterons au cours de cette veillée aujourd’hui fait référence aux sacrements du saint baptême d’eau et du saint-scellé. Dans une période où, dans la plupart des régions, les sacrements ne sont pas dispensés au sein de notre Église, il est important de se concentrer sur l’importance des sacrements pour nous et notre foi.

Le baptême d’eau et le baptême d’Esprit que les gens ont reçu en Samarie doivent nous rappeler que nous avons, nous aussi, été baptisés et que nous avons reçu le don du Saint-Esprit. Pour la plupart d’entre nous, ces deux sacrements ont sans doute été dispensés lorsque nous étions des enfants mineurs. Nous étions sans défense et totalement dépendants de nos parents ou des personnes qui nous aimaient et prenaient soin de nous. Ils nous ont portés devant l’autel de Dieu. Nous n’avions fait ni des bonnes ni des mauvaises choses, et, malgré tout, Dieu s’est tourné vers nous. Il n’a pas demandé si nous avions déjà accompli quelque chose ou si nous avions acquis un quelconque droit. Grâce à la réception des sacrements, nous avons été intégrés au corps de Christ et nous avons acquis la condition requise à la filiation divine.

Lorsque nous jetons un regard rétrospectif sur notre chemin de foi et de vie, nous pouvons sans doute aussi constater de quelle manière se répercute la réception de ces deux sacrements, car ils contiennent également une mission, qui est d’être une personne qui vit avec Dieu et qui s’enquiert continuellement de sa volonté. Ces deux sacrements, que l’on ne reçoit qu’une fois dans sa vie, ne restent pas un événement du passé, ils demeurent présents. Dans cette mesure, nous devrions nous demander sincèrement si nous satisfaisons à ce que nous avons reçu. Est-ce que je mène une vie qui n’est pas marquée par la concentration permanente sur ma propre personne ? Ou bien est-ce que je mène une vie marquée par la concentration sur Dieu et les gens qui m’entourent ?

Les sacrements sont des dons de Dieu

Simon n’avait pas compris que les sacrements étaient des dons de Dieu. Ils ne sont pas une possession qui se transmet d’une personne à une autre, ils n’appartiennent ni à celui qui les dispense ni à celui qui les reçoit. Seul Dieu est maître des sacrements, il nous les accorde et nous pouvons accepter ou refuser ce don. Nous l’acceptons si nous croyons et si nous suivons le Seigneur. Il est remarquable et réconfortant que Dieu ne nous enlève pas les sacrements lorsque nous sommes tombés dans le péché et l’incrédulité ou lorsque nous ne savons pas les apprécier. Si nous avons l’impression que le baptême et le saint-scellé n’ont pas ou que peu d’importance dans notre vie de foi, ce serait aujourd’hui une bonne occasion de nous concentrer sur eux. Sur le chemin défini pour nous, les sacrements sont censés nous fortifier et nous aider à atteindre le but de notre foi, savoir d’entrer dans la communion parfaite avec la Trinité divine. Gardons la foi en la puissance des sacrements. Acceptons les dons divins, car ils nous permettent de gagner en assurance dans la croyance selon laquelle Dieu veut notre salut et nous accorde le salut !

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