Nouvelles de l’ENAI

L’assemblée des apôtres d’Europe en guise d’ouverture à la fête de la Pentecôte

18.05.2013

Tous les apôtres de district et tous les apôtres d’Europe prennent part au service divin de la Pentecôte

L’assemblée des apôtres à Hambourg ((Photos : ran / ENA Allemagne septentrionale)

Hambourg/Zurich. C’est en leur exprimant sa profonde gratitude pour leur travail et leur soutien, leurs prières et leur disposition à participer à la conception et à la réalisation d’évolutions, et à les soutenir que Wilhelm Leber, l’apôtre-patriarche sortant, a ouvert, la veille de la Pentecôte, à Hambourg, l’assemblée des apôtres d’Europe. Ému, il a ajouté : « J’aimerais aussi exprimer ma vive reconnaissance à mon prédécesseur dans le ministère, l’apôtre-patriarche Fehr. Je le remercie plus particulièrement de m’avoir facilité la transition. Son attitude m’a profondément marqué, si bien que j’ai toujours pu chercher l’étroite communion avec lui. Je me suis efforcé de poursuivre son œuvre. »

Tous les apôtres de district du monde et les apôtres d’Europe sont arrivés à temps à Hambourg, pour prendre part au service divin de la Pentecôte. Traditionnellement, ils se réunissent en assemblée la veille, samedi. Le Président international de l’Église a mis en exergue à sa rétrospective la parole biblique : « Soyez sobres, veillez » (I Pierre 5 : 8). Il s’est efforcé, a-t-il dit, d’agir conformément à cette parole. « La fixation d’un cap pour l’Église requiert à la fois sobriété et vigilance. […] Ce qui a caractérisé le cap de l’Église, c’est une certaine ouverture sur les autres Églises chrétiennes. » C’est la démarche que l’apôtre-patriarche Fehr avait initiée et qu’il a poursuivie. « Au cours de mon mandat, la définition du baptême a été formulée de manière exhaustive, avec cette modification essentielle qui consiste à dire que nous reconnaissons aussi les baptêmes administrés dans d’autres Églises chrétiennes. Je crois qu’il s’agissait là d’une étape majeure. » La modification de la définition de l’Église a été tout aussi importante.

Rester enraciné dans la foi

En exergue à sa perspective d’avenir, il a placé la parole en Colossiens 2: 6-7 : « Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. » Et d’en déduire un appel à l’unité et à l’accomplissement du devoir commun de veiller à ce que les enfants et les jeunes soient intégrés dans la vie des communautés. « Or, on est enraciné dans une cause, si des milliers de fils nous y rattachent. »

À la fin de son allocution emplie d’émotion, il a remercié l‘apôtre-patriarche adjoint Jean-Luc Schneider d’avoir accepté cette charge. « Accordez-lui votre confiance ! » Le ton est ensuite devenu très solennel, lorsque l’apôtre-patriarche lui a serré la main, en disant : « Cher apôtre-patriarche adjoint, nous te promettons de te soutenir et de cultiver l’unité de l’Esprit, car nous souhaitons atteindre le but tous ensemble ! »

Analyser la situation actuelle de l‘Église

L’apôtre-patriarche adjoint Jean-Luc Schneider a ensuite souligné l’importance de l’enracinement dans le Seigneur, en disant : Cette concentration sur le Seigneur me semble primordiale pour analyser la situation actuelle de l’Église et envisager son avenir. En Europe et, partiellement, dans d’autres régions du monde aussi, il constate une régression de la foi en Dieu et une diminution de la fréquentation des services divins. De même, la relève des ministres de l’Église n’est plus entièrement garantie non plus. « Cette situation se répercute sur l’ambiance qui règne dans les communautés. Certains frères sont sur le point de se décourager ou de se résigner. Lutter contre ce risque est le défi qu’il nous faut relever dans les temps à venir. »

Ne pas relativiser l’Évangile

Des évolutions et des changements sont indispensables, mais ils doivent être réalisés avec prudence et conçus pour le long terme. L’Évangile n’est pas un produit qu’il faille adapter à un marché. Il est bien plutôt la vérité, immuable et éternelle. « C’est dans cette certitude que les premiers chrétiens ont puisé la force de résister. C’est dans cette certitude que les chrétiens des siècles passés ont trouvé la motivation de rester fidèles au Seigneur Jésus. En tant qu’apôtres et ambassadeurs pour Christ, nous ne nous battons pas pour la survie de l’Église néo-apostolique, mais pour le Seigneur Jésus-Christ. Il nous appartient aujourd’hui d’annoncer l’Évangile sans le relativiser, et le retour imminent du Seigneur sans nous lasser. »

Un Catéchisme digne de ce nom

« Aujourd’hui, a poursuivi l’apôtre-patriarche désigné, nous disposons d’un Catéchisme digne de ce nom, dont la qualité est largement reconnue. Notre doctrine est ainsi fixée, notre identité définie. Nous avons su évoluer. Comme l’a dit l’apôtre patriarche, nous préférons mettre en avant ce qui nous rapproche des autres Églises chrétiennes, savoir la foi en Jésus-Christ. Nous sommes désireux de collaborer avec les autres Églises pour faire entendre la voix de l’Évangile dans la société actuelle, et nous nous réjouissons de constater les avancées en matière de dialogue avec les différentes instances religieuses. Pour ma part, je suis convaincu que les spécificités de la foi néo-apostolique – la foi en le retour imminent du Seigneur, l’apostolat, la rédemption possible dans l’au-delà – ne sont pas un obstacle à un rapprochement avec les autres confessions. Bien au contraire : je suis convaincu que les chrétiens néo-apostoliques, forts de leur amour pour le Seigneur et motivés par la perspective de son retour imminent, peuvent apporter un soutien précieux à tous ceux qui combattent pour la cause de Christ. »

En conclusion à sa prise de parole, il a ensuite indiqué aux apôtres quelles seraient ses priorités futures : le bien-être des ministres dans l’exercice de leur ministère et celui de la jeunesse dans son Église.

Il a ensuite rendu hommage à l’apôtre-patriarche pour la « performance grandiose » qu’il a accomplie au cours des huit années de son mandat, le remerciant pour sa manière d’être, sa proximité et son ouverture, sa patience et son zèle. Plutôt que de se perdre en un long discours, il a prié les apôtres présents de se lever pour une prière très émouvante et sincère. Celle-ci incluait aussi une pensée particulière pour l’apôtre-patriarche émérite Richard Fehr, malade et alité, qui n’avait hélas pas pu se déplacer à Hambourg.

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